Pédagogie et formation

Cette page présente les activités de l’association tournées vers la formation, en particulier les jeunes.

Introduction

Dès le début de leurs travaux les pionniers de l’association ont eu comme objectif de trouver des éléments de la vie d’avant sur les déportés dans une démarche de souvenir, mais aussi et surtout de transmission aux enfants.

Pourquoi « aux enfants » ?

 

Les enfants ont d’une part une capacité très développée de mémoriser les acquis et d’autre part peuvent déployer et mobiliser de grandes forces de persuasion pour les rediffuser et donc perpétuer la mémoire des déportés.

Après un travail conséquent de recherche, de discussions entre fils et filles de déportés ainsi qu’avec des survivants, l’association a pu recueillir des photos de plus de 100 déportés. En parallèle l’association a également eu des informations via des institutions mémorielles (FFDJF, Mémorial de la Shoah, Yad Vashem…). 

En 2005, l’association avait recueillie des informations (photos, lettres, objets, témoignages, ….) concernant plus de 200 déportés du convoi 6.

Il a été décidé de rédiger et publier un livre de témoignages illustré de photos, lettres, documents, … sur le convoi 6 et 5 ans plus tard un 2ème livre avec les apports de nouveaux membres de l’association.

Le convoi 6 était prévu pour 1000 personnes.

Après le départ des convois 4 et 5, il ne reste dans les camps du Loiret qu’environ 600 juifs (hommes), dont une grande proportion ont été arrêtés en mai 1941 (convocation du Billet vert).

Des vagues d’arrestation de familles entières ont lieu en zone occupée en juillet 1942 (opération « vent printanier »).

192 seront transférés de Dijon à Pithiviers en provenance de Dijon à Pithiviers en provenance de  Côte d’Or, de Belfort et des départements proches et 50 d’Orléans en provenance du Loiret et de la région Centre.

Parmi eux, il y a 119 femmes dont 11 jeunes filles et parmi les hommes 13 ont moins de 18 ans.

La plus jeune du convoi n’a que 12 ans.

Malgré les efforts de la police française le convoi 6 ne compte que 928 juifs.

L’exposition

 

Il a aussi été élaboré une exposition, initialement en cartons plumes, 70 panneaux (50 x 70 cm2 chacun) réalisés avec ciseaux et colle, à poser sur structure portante. Elle a été entièrement remaniée et conçue par un infographiste sur des panneaux autoporteurs (40 panneaux) à déroulement (85 x 210 cm2).

La mise en place est effectuée par 2 personnes en moins d’une heure.

Cette exposition a été finalisée fin 2015, avant l’extension du domaine d’activité au-delà du convoi 6.

La première partie (25 panneaux) présente le contexte général de l’histoire du convoi 6 en rappelant brièvement :

 

La présence juive avant la guerre,

 

Les arrestations  anti juives prises par le gouvernement de Vichy,;

 

Les arrestations de juifs en zone occupée de juillet 1942 pour compléter le convoi 6. Un focus est fait sur les femmes et les enfants qui représentent la majorité de ces compléments.

 

La  vie dans les camps, les activités des internés,

 

Une brève présentation des autres aspects de la déportation des juifs de France (Rafle du Vél d’Hiv, Drancy, Auschwitz).

 

 

 

La 1ère partie inclut la liste des 928 déportés du convoi 6, avec leur date de naissance et l’âge au départ du convoi 6, ainsi que s’ils ont survécu. Ces 3 panneaux sont impressionnants

La deuxième partie (15 panneaux) présente les photos des déportés du convoi 6 que nous avons réussi à trouver. Certaines sont accompagnées d’un petit texte de type témoignage.

Elles proviennent d’origines diverses :

  • Apports spontanés ou suscités de membres de l’association, ou de personnes sympathisantes,
  • Partenariat avec le Mémorial de la Shoah avec qui nous partageons nos photothèques dans le respect de la volonté des ayants droits,

Cette exposition présente des photos de déportés pour plus de 400 d’entre eux (pour un total de 928).

Un audioguide téléchargeable sur tablette ou téléphone permet de visiter l’exposition en présentiel et même en virtuel.   (exposition)

L’audioguide repose sur l’application Guidigo téléchargeable sur le « Google store » et un ensemble de données « de visite » intitulé « mémoires du convoi 6 et des camps du Loiret » qu’il faut charger également avant utilisation.

Chaque panneau est affiché et un commentaire de quelques minutes est entendu. Pour les panneaux généraux c’est un commentaire global. Pour les panneaux de photo il y a une mini-biographie pour chaque déporté.

Audioguide

Cette exposition a été présentée dans des écoles, collèges et lycées, mairies, salles communales, musées,   …… les possibilités d’adaptation aux contraintes des locaux se révèlent très utiles et sont très appréciées tant par l’installateur que par l’hébergeur.

Pour chacun des sites de déploiement, l’association a proposé sa participation à différents types d’événements, tels que :

  • Guide ou assistance à visite,
  • Présence continue ou à discrétion, ajout de 2-3 panneaux légers au format A3, avec des spécificités locales
  • Participation à la préparation de quizz à destination des enfants,
  • Evénements (Inauguration, commémoration, …),
  • Témoignages, débats ou conférences.

L’association a le recul nécessaire pour s’adapter aux attentes et demandes de nos hôtes.

Ci après quelques illustrations.

Exposition – Plus d’information

(Paris mairies (2,,4, 6, 8, 19), Belfort)

Inauguration – conférence

(Ecole Boulle, Limay, Paris Mairies)

Exposition – Adaptabilité

(Lycée Charlemagne, Centre Communautaire d’Antony, Mairie Paris 2, 6, 8, 19, )

Exposition – Travail en milieu scolaire – Accompagnement

(Lycée Charlemagne, Mairie Paris 8, Limay)

Le projet “les chercheurs de mémoire”

 

Après la participation à un projet pédagogique dans la région centre il y a quelques années, en 2021 l’association propose un projet qui associe les élèves à nos recherches :

il s’intitule « les chercheurs de  mémoire ».

Il consiste à proposer à des classes de collège ou lycée encadrées par leurs professeurs de nous aider dans le travail de recherche d’informations sur des personnes déportées dont il ne reste que leurs nom et prénom, souvent l’âge et assez souvent une adresse.

Le but est multiple :

  • Connaissance de leur vie avant la guerre,
  • Connaissance de leur arrestation,
  • Reconstitution de familles,
  • Rédaction d’éléments de biographie,
  • Retrouver d’éventuels descendants,
  • ….

 

Ce projet est décrit dans le document accessible ici.

Le Professeur Yoram Mouchenik (Psychologue-Clinicien. Professeur Émérite de psychologie interculturelle, Université Sorbonne Paris Nord) donne son avis éclairé sur ce projet :

Les élèves ont un rôle actif dans lequel ils sont capables de s’investir et de se mobiliser.

D’un point de vue purement pédagogique ce projet a des retombées sur le travail en groupe, la méthodologie de la recherche, l’intérêt pour l’histoire contemporaine, …

D’un point de vue psychologique, ce projet permet une approche moins traumatisante que des visites  ou des films axés sur les camps d’extermination. Ces activités peuvent être une suite à ce projet.

Voir ici l’avis du Pr Mouchenik

 

Le projet met en œuvre un carnet de travail très documenté avec des rappels du contexte, de l’histoire et un cadre de travail ainsi qu’une liste de documents et fiches attendus en fin de projet. Voir ici le carnet et une des fiches.