Convoi 15
TSETVERY Nachman
ÂGE
44 ans(13-08-1898)
VILLE DE NAISSANCE
Brest(Biélorussie)
SEXE
Homme
MATRICULE
Inconnu
TSETVERY Nachman n'a pas survécu.
MINIBIO
Nachman TSETVERY est né le 123 août 1898 à Brest-Litovsk (Biélorussie). Il était cordonnier et habitait avec sa famille 50 rue de la Chapelle, Paris 18ème.
Informations sur la famille de Nachman Tsetvery convoi 15
Nachman Tsetvery est né le 13 août 1898 à Brest-Litovsk (Russie). Il était le fils de Mendel Tsetvery et de Mariam née Jabluwoska. Nachman était l'époux d'Adèle Skorka née le 2 février 1902 à Nowo Radomsk (Russie). Ils avaient trois fils, Jacques, né en 1924, Maurice, né le 23 octobre 1932 et Léon, né le 12 avril 1926. Tous les trois sont nés à Paris.
La famille habitait au 50 rue de la Chapelle à Paris 18ème. Nachmann était cordonnier et Adèle couturière.
Nachman a été arrêté au domicile familial pendant la rafle du Vel’ d'Hiv' avec sa femme et leur fils Maurice. Il a été déporté par le convoi 15 parti le 5 août 1942 du camp de Beaune-la-Rolande à destination d'Auschwitz.
Adèle a été déportée par le convoi 12 parti de Drancy le 29 juillet 1942 et Maurice par le convoi 23 du 24 août 1942 à destination d’Auschwitz.
Aucun n'est revenu de déportation.
Jacques et Léon se sont échappés lors de la rafle. Ils ont pu rester dans l'appartement familial durant un certain temps puis sont partis via un groupe scolaire de l'ancienne école technique de Jacques, en août 1942. Ils ont travaillé dans une ferme vers Rambouillet. Ils ont été obligés de fuir en raison d'une menace de dénonciation de la part d'un camarade. Ils ont pris le train où ils ont fait la rencontre d’un soldat de l’armée d’armistice qui leur a offert son aide pour passer la ligne de démarcation près de la localité de Champagnole (Jura). Un officier français les a accueillis. Ils ont été hébergés deux nuits dans une caserne, fin août 1942. Ils sont arrivés à Barrais-Bussoles (Allier), chez les Laplace et les Buissons, où chacun a travaillé séparément.
Jacques est resté chez les Buissons. En 1944, il a été placé, grâce à Mme Gilliot, dans un préventorium en région parisienne. À la Libération, Jacques a obtenu du directeur du préventorium, un emploi au Ministère des Anciens Combattants. Il est décédé en 2005.
Léon a été dénoncé mais a pu rentrer à Paris. Il a rejoint la résistance juive de 1942 à 1944, membre du groupe Manouchian, et les rangs de l'armée française en 1944-1945, engagé dans les rangs de la 2ème DB du général Leclerc.
Après la guerre, Jacques et Léon ont été suivis par le Service Social des Jeunes (SSJ). Léon a été vice-président de la FFDJF et membre de l'Union des Engagés Volontaires Anciens Combattants Juifs. Il était le principal organisateur de la traditionnelle cérémonie, le 15 décembre au Mont-Valérien à Suresnes (Hauts-de-Seine), en hommage aux 75 otages juifs et / ou communistes fusillés au Mont-Valérien. Il a été un militant actif de la mémoire jusqu'à son décès en 2009.
De nombreux documents de Léon sont disponibles sur le site du Mémorial de la Shoah.
Jacques et Léon ont modifié l'orthographe de leur nom en TSEVERY.