Convoi 4
SZTAJN Mordko
ÂGE
36 ans(03/09/1905)
VILLE DE NAISSANCE
Kutno(Pologne)
SEXE
Homme
MATRICULE
42599
SZTAJN Mordko n'a pas survécu.
MINIBIO
Mordko SZTAJN est né le 3 septembre 1905 à Kutno (Pologne). Il était tailleur et habitait 12 rue Ramponneau Paris 20ème.
Informations sur Mordko Sztajn convoi 4
Mordko Sztajn est né le 3 septembre 1905 à Kutno (Pologne). Il était le fils d’Hersz Sztajn et Kayla Seiffer. Il était marié avec Ruchla née Buksztajn le 25 décembre 1905, avec qui il a eu deux enfants, Simon, né en décembre 1932 et Henri, né le 11 septembre 1938. Il était tailleur et habitait au 12 rue Ramponneau Paris 20ème.
Il a été arrêté par la police française lors de la rafle du billet vert le 14 mai 1941 et interné au camp de Pithiviers. Mordko Sztajn a été déporté par le convoi 4 parti le 25 juin 1942 du camp de Pithiviers à destination du camp d’Auschwitz. Son numéro de matricule au camp d’Auschwitz était le 42599. Il a été libéré au camp d’Auschwitz par l’armée soviétique le 27 janvier 1945. Rywka et Henri ont été arrêtés lors de la rafle du Vel d’Hiv et déportés à Auschwitz par le convoi 22 parti le Drancy le 21 août 1942.
Simon Sztajn enfant caché a survécu et est devenu Shimon Avny lorsqu’il est parti en Israël en 1948. Il est devenu peintreo
Extrait de l’article tiré de Mémoire vie N°78
Shimon Avny, né Sztajn, voit le jour à Paris en décembre 1932. Ses parents sont tous deux originaires de Pologne, de Kutno. Ils arrivent à Paris en 1928 pour chercher du travail. Ils sont tailleurs. Ils s’installent, rue Ramponneau à Belleville. Shimon se souvient de la machine à coudre sur la table de l’unique pièce de l’appartement. La famille vit misérablement : les toilettes sont sur le palier et on va prendre une douche une fois par semaine aux douches municipales. Son frère, Henry naît en 1938. L’école et le commissariat de police sont au bout de la rue. Quand les Juifs sont appelés à venir se faire recenser, le père de Shimon y va. Pour lui, en tant qu’étranger, il faut être « correct » et respecter les ordres. Mais Shimon se souvient d’avoir demandé à son père pourquoi il y allait. Puis étape par étape, la situation des Juifs se dégrade : rationnement, port de l’étoile jaune, dernier wagon de métro réservé aux Juifs etc…
Quand les hommes juifs sont forcés de travailler pour les Allemands, le père de Shimon est arrêté et envoyé à Pithiviers. Il se rappelle ses visites chez son père. La première fois, il avait joué avec les plus jeunes des internés dans le camp. Lors d’une autre visite, Shimon se rend compte qu’il y a beaucoup moins de jeunes, peut-être la moitié de ce qu’il y avait avant. Il demande à son père où ils sont. Il lui répond, qu’ils se sont évadés. « Mais alors, demande Shimon, pourquoi toi, tu ne t’évades pas aussi ? ». A Paris, la vie devient très difficile pour Shimon, Henry et leur mère. Mais il garde le souvenir heureux, vers l’âge de six ans, d’une maitresse d’école qui demande à ses élèves de dessiner un coq. Or, lui n’en a jamais vu. Il en dessine toutefois un avec beaucoup de couleurs, ce qui lui vaut des bons points de la part de la maitresse qui aime beaucoup…..
...La suite sur "J'ai choisi la vie".
La maîtresse d'école s'appelait Clothilde Denis. Elle a été nommée Juste parmi les Nations.